Bonne nouvelle

piano

Je t’emmène cinq ans en arrière.

Nous sommes en 2011. Je prends une disponibilité enseignante et quitte l’école primaire où je travaille. Plein de raisons à cela. Accélérateurs de cette prise de décision : un gros pépin de santé en 2004, la mort frôlée en 2007, la naissance miraculeuse de mon deuxième enfant en 2008. Il est temps de prendre ma vie en mains.

Je veux écrire des livres pour enfants. Salon du livre jeunesse, inscription à des cours de dessins, achats de livres sur le sujet. Il faut dire que mon coin bureau regorge d’albumsalbums-enfants, une vraie passion. A tel point que je le vide régulièrement pour en redistribuer à la bibliothèque du village.ecrire-et-illustrer-livres-enfants

Seulement la vie en décide autrement, rien ne se passe comme prévu. Mais vraiment rien. Et mon destin prend une tournure (très) inattendue. Des aventures palpitantes tout au long de ces cinq ans et une vision de la vie, du monde, des priorités, totalement revisitée.

Après une tentative de reprise de mon métier rapidement avortée en juin 2016, cette fois je démissionne. Le modèle Education Nationale est décidément trop éloigné de mes aspirations profondes, mon amour des enfants et de la transmission empruntera d’autres chemins. Sans que j’y réfléchisse consciemment, je crée rapidement, moins de trois semaines après, le blog ici présent. Puis émerge à nouveau la volonté d’écrire un livre, un roman plus exactement. Je renoue alors avec mes premières amours et plonge dans l’univers littéraire avec bonheur. Cette fois je ne dois pas laisser s’éteindre ce feu.

C’est alors qu’une amie à qui je confie mon projet me suggère un concours de nouvelles. Je n’ai jamais écrit de nouvelle ! Je n’en connais même pas les codes. Je réponds que je n’aurai pas le temps. Tu parles, j’ai un mois pour pondre trois mille caractères, j’ai la trouille oui. Finalement, assise au piano, une idée me vient. Je m’assois à l’ordinateur et écris écris écris. Oui ça n’a l’air de rien, mais j’ai dû passer trois heures pour écrire une page. Encore une heure à peaufiner le lendemain.

Je rends ma copie à mon époux le dimanche. Il fond en larmes. Je me dis que c’est gagné. Alors j’ose pour la première fois publier quelque chose de Moua ! Pas un article de blog, non. Un texte à vocation littéraire. Je participe au concours. Thème retenu : C’était la photo parfaite.

Si j’écris cela aujourd’hui, alors que ce concours ne prend fin que début novembre, c’est parce que je suis pleine de gratitude pour ce moment d’écriture. En quelques semaines voyez déjà tout ce qu’il m’a apporté :

  • Un partage intense avec mon amie Charlotte, qui aime aussi passionnément l’univers du livre et manie fort bien la plume.
  • La découverte de cette part jubilatoire en moi, un clavier à la main, appréciant même les contraintes de sujet et de longueur qui m’était imposées.
  • L’opportunité pour mon amie Anaïs de participer, mon expérience l’ayant motivée à faire de même.
  • Les échanges avec des proches et des inconnus qui me permettent de prendre confiance en moi grâce à leurs commentaires chaleureux. Non ce n’est pas si mal, je peux continuer à écrire sans rougir, ce n’est pas du Victor Hugo mais ça tient la route.
  • Les retrouvailles avec mes deux anciens potes Nathalie et Claude, que j’ai eu un plaisir immense à revoir, en plus de leur retour trop émouvant sur mon texte. Il faut dire que c’est avec eux que j’ai fait le plus beau voyage de ma vie à ce jour, au fin fond de la Sibérie.
  • La mise en contact avec une écrivaine de la région, Corinne Falbet Desmoulins, aux points communs surprenants et qui gagne à être connue, merci Estelle pour la présentation !
  • La participation à un deuxième petit concours.
  • De la motivation pour écrire ce roman qui, selon les dires de mon écrivain de mari, prendra au minimum trois ans (bouh j’ai peur).

Vous l’aurez compris, ce n’est que du bon. Alors merci la vie de jeter sur mon chemin tous ces petits cailloux. Un jour mon livre verra le jour et je le posterai, toute fière, en direction des boîtes aux lettres des éditeurs. Peu importe ensuite ce qu’il deviendra car l’essentiel (essence-ciel dirait l’amie Emmanuelle), c’est que je serais allée au bout de mon rêve. Et qu’à mon dernier souffle, je pourrai dire : check.

Je termine cet article de gratitude par un grand merci à tous ceux qui ont pris le temps d’un détour pour lire ce premier texte, pour me donner leurs impressions, et aussi pour voter. Je sais qu’il y a des frustrés parmi eux (50% de mes amis n’ont pas FB…) mais ne vous inquiétez-pas, vous m’avez déjà offert le plus précieux en me donnant l’élan nécessaire à la poursuite de mon projet.

MERCI.

8 commentaire sur “Bonne nouvelle

  1. Coucou Florence, merci beaucoup pour ton clin d’oeil, je suis très touchée. Et waouh, quel parcours, ça m’en mets les larmes aux yeux. Je t’encourage vraiment à continuer dans cette voie car c’est ton truc 😉
    Pleins de bibis <3

    1. Bonjour Florence ! Superbe bilan de ces 5 ans. Je suis heureuse pour toi que tu ailles vers ton essence créative qui est pour toi l’écriture. Je suis heureuse pour toi de tout ce que tu reçois. Je te souhaite un merveilleux parcours et merci à l’univers de t’amener à être une magnifique femme écrivain, tu as le talent !!!! Merci pour ce partage.

  2. Super de te lire !! Ton message rayonne de positif et de Joie 😉 !! Ça donne la pêche (et de la motivation pour avancer ) !! Merci !! Bisous

  3. Non, ça ne te prendra pas forcément trois ans minimum pour écrire un roman 😉 J’ai mis trois ans et quelques mois, mais j’ai composé avec la naissance de mon premier enfant entre temps. Il y en a qui mette 100 jours (quand même assez rare). L’important, c’est la persévérance, et ne pas se fier à la qualité des premiers jets qui sont le plus souvent assez impubliables, la réécriture constitue souvent la plus grosse partie du travail 😉 Et yeeees, pouvoir se dire « check », c’est le plus précieux !! J’ai hâte de lire ça ! Mais je ne suis pas pressée 😉

    1. Oh merci pour ton commentaire Véronique ! Oui c’est vrai que ce que j’écris pour le moment, à l’exception de quelques phrases qui me percutent, est impubliable. Je me rassure avec ce que tu dis, que la plus grosse partie du travail est dans la réécriture. C’est ce que j’aime le plus faire, même s’il me faut d’abord assembler mes petits tas de terre avant d’avoir le plaisir de les sculpter. Merci de ton retour d’expérience précieux, ça me semble si fou de me lancer dans l’écriture d’un roman ! Je t’embrasse. Plein de plaisir pour l’écriture de ton deuxième.

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