Bobine

 

Il y a des gens qui vous tirent vers le haut.

Tu l’as déjà entendue cette petite phrase, formulée même sans doute ? Moi récemment, je suis rentrée d’un cours de poterie en la prononçant. Ma prof est super. Elle est allée trouver en moi quelque chose, elle a touchée en moi quelque chose qui m’aide à accoucher de moi-même.

Heureuse d’avoir rencontré cette part dont j’ignorais l’existence, j’ai repensé à toutes ces personnes sur mon parcours qui m’avaient « tirée vers le haut ». Je déroulais les visages, me sentais traversée à nouveau par les sensations, j’entendais leur voix et la caresse d’une main, la puissance d’une épaule, la force d’un sourire.

Comme ils font du bien ces instants, comme ils sont doux ces rires partagés, comme elles sont tendres ces mains tendues.

Pourtant, pourtant, tu te rappelles aussi les moments maudits, les chemins que tu n’aurais pas voulu croiser. Tu en conclus la chose suivante : Il y a, aussi, des gens qui te tirent vers le bas.

Et tu songes aux méchants, à ceux qui ne t’ont pas aimé, à ceux qui t’ont blessé, par maladresse ou intentionnellement. A ceux qui t’ont fait sentir le poids du fardeau de la vie jusqu’à l’insoutenable. A ceux dont la haine et la volonté de nuisance t’ont écrasé au sol à t’étouffer.

Aujourd’hui cher lecteur la voie s’éclaire. Je ne suis plus aussi certaine de devoir continuer à opérer cette dichotomie. Je me retourne un peu et je vois que le vilain et le beau ne sont que les deux faces d’une même pièce. Quelle pièce ? Celle qui se joue pardi. Celle dont je suis l’actrice principale !

Je t’invite à t’attarder quelques minutes sur ton propre scénario, celui qui s’écrit dans la conjugaison de ta persévérance avec les secrets de l’invisible. Serais-tu là où tu dois être sans les loups ? Les brebis ne vont jamais seules n’est ce pas, tous les contes de fées disent la même chose.

Tiens, j’ai envie de te partager deux de mes lectures. La première est de Christiane Singer, grande prêtresse de la vie s’il en est. christiane singer

« Une autre donnée irréductible de la vie, tout aussi insupportable à nos contemporains logiques jusqu’à l’idolâtrie, c’est que le monde invisible est lié au monde visible de manière mystérieuse et a-causale. Tu ne sais jamais lorsque tu tiens un fil, à quoi il se trouve relié sur l’autre versant. Un succès considérable peut n’être qu’une coquille vide et une cheville tordue te faire retrouver le chemin perdu. »

Extrait de « Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? » ou cours tu

 

Tout est dit dans cette phrase, tu ne sais jamais ce qu’il y a sur l’autre versant. Tu manques tellement de perspective.

Que dis-tu ? Je t’entends murmurer. Tu doutes, je le sais. Je doute aussi souvent. Je lâche de moins en moins la main de mère confiance mais je doute encore.

Alors voici mon deuxième partage, il est d’Henri Gougaud celui-ci. Un conteur justement. Il me semble être la personne appropriée. Les conteurs sont là pour nous henri gougaudtransmettre les vérités oubliées. Mais ce n’est pas l’une de ses fabuleuses histoires que je te rapporte, non, je te rapporte avec lui la conclusion à laquelle est parvenu le docteur David McClelland.

Il projeta devant une classe d’étudiants le spectacle filmé de mère Teresa offrant sa tendresse et sa compassion à quelques êtres démunis. Le film provoqua chez les spectateurs une forte stimulation de leur système immunitaire. En d’autres termes, ils comptaient davantage d’anticorps dans leur sang après la projection qu’avant. Quelques « cobayes », almanachcependant, manifestèrent des signes inverses, comme si le film les avait déprimés. On leur mis sous le nez la photo d’un couple assis sur un banc , et on leur demanda de la commenter. Ils répondirent tous que ce couple était en train de rompre, ou de se disputer. Leurs barrières immunitaires, du coup, étaient abaissées. L’amour soigne, je te le dis, mais il faut y croire.

Extrait de L’Almanach

 

Nous allons, quoiqu’il arrive continuer à tirer le fil de la bobine sans voir l’autre versant, alors pourquoi ne pas choisir, à tout le moins, de croire ?

 

5 commentaires sur “Bobine

  1. Waouh, que j’adore ta voix ! C’est incroyable tout ce qu’elle transmet ! De la douceur, de la philosophie, de la sagesse, de la force, de la clairvoyance !!! J’ai adoré t’entendre, … et que dire de l’article, il est magnifique ! Oui avoir la foi que tout est parfait, que tout est juste pour qu’on devienne le meilleur de nous même !

    Merci pour ce rappel, qu’on oublie souvent, emporté par nos émotions !

  2. Parce que du fin fond de l’univers, le bien et le mal n’existent pas. Ce ne sont que des inventions de l’esprit humain. Pour qu’une soi disante morale élève les uns et rabaisse les autres. Nous sommes tous égaux, tous pas grand chose et qui mieux que toi nous montre l’immensité contenue dans ces petits trois fois rien.

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